Le WiFi est-il dangereux pour la santé ?

Effets biologiques et pathologiques du rayonnement WLAN de 2,4 GHz sur les cellules, la fertilité, le cerveau et le comportement. Par Isabel Wilke. Source : Environnement • Médecine • Société. Supplément spécial dans le numéro 1-2018.

Un article de synthèse très robuste avec une discussion thématique des études scientifiques en détail – JRS

Quels effets biologiques les études sur le WiFi montrent-elles ?

Des études montrent que le rayonnement WLAN provoque un stress oxydatif, des dommages à l’ADN, des dommages aux spermatozoïdes, des modifications de l’EEG et d’autres effets.

Cet article est une revue systématique des études sur les effets des rayonnements non ionisants dans la fréquence micro-ondes (MW) de 2,45 GHz (2.450 MHz), principalement utilisée pour les applications WLAN/WiFi (Wireless Local Area Network) et le four à micro-ondes. Les normes WiFi plus récentes utilisent également les fréquences 5 GHz, 6 GHz et 60 GHz.

Le WiFi s’impose pour un nombre croissant d’applications, car il est sans licence et gratuit pour les utilisateurs. Pour que les utilisateurs puissent se connecter partout, de plus en plus d’émetteurs WiFi pulsés de 2,45 GHz (points d’accès, femtocellules, routeurs) sont installés. Les vastes recherches sur les risques sanitaires liés aux rayonnements WiFi sont généralement ignorées par les organes de décision, les politiques et le débat public.

Méthode

Pour cette revue, les études ont été recherchées principalement dans les bases de données livivo (zbmed) et PubMed, sans restriction de date de publication. Les études sélectionnées ont été publiées dans des revues spécialisées reconnues.

Résultats

Plus de 100 études sur la fréquence de 2,45 GHz ont été analysées, qui ont trouvé des changements par rapport à des groupes non irradiés, le plus souvent en dessous des directives de sécurité de l’ICNIRP (fixées en Allemagne comme valeurs limites dans la 26e BImSchV). Les études documentées portent sur les dommages causés à la fertilité, sur les effets sur l’EEG et les fonctions cérébrales, sur l’ADN et sur le développement de l’ADN.
sur l’ADN et le développement du cancer, sur les effets sur le cœur, le foie, la thyroïde, l’expression génétique, le cycle cellulaire, la membrane cellulaire, les bactéries et les plantes. De nombreuses études identifient le stress cellulaire oxydatif comme mécanisme d’action. Les effets négatifs sur l’apprentissage, la mémoire, l’attention et le comportement sont le résultat d’effets toxiques pour les cellules.

Recommandations : limiter l’utilisation du WiFi

Compte tenu de l’ampleur des recherches et des effets négatifs sur la santé constatés dans la grande majorité des études, il est recommandé de prendre des mesures pour réduire l’exposition aux rayonnements. Les solutions câblées devraient être privilégiées. Les limites et les valeurs SAR en vigueur ne protègent pas contre les risques sanitaires liés aux rayonnements WiFi. Les effets négatifs sur l’apprentissage, l’attention et le comportement justifient que les institutions éducatives de tous âges renoncent aux applications WiFi.

En raison des effets toxiques sur les cellules, le WiFi ne convient pas comme technologie dans les hôpitaux et pour la télémédecine. Le WiFi ne devrait pas être utilisé dans les chambres à coucher, sur les lieux de travail, dans les salles de séjour, les chambres de malades, les amphithéâtres, les salles de classe et dans les transports publics. Les risques potentiels liés au rayonnement WiFi pourraient être contournés en testant des techniques de transmission alternatives utilisant d’autres bandes de fréquences, comme la technique optique VLC/LiFi (Visible Light Communication). Si le WiFi ne peut être évité comme solution transitoire, il convient d’agir selon le principe ALARA : pas de WiFi à rayonnement permanent, mais un WiFi désactivable et à puissance réglable.

Contenu de l’aperçu des études sur le WiFi et la santé

Introduction
1. Reproduction et fertilité
1.1 Effets sur les testicules et les spermatozoïdes
1.2 Reproduction féminine – études sur les effets pré- et postnataux
2. l’EEG, le cerveau et le développement cérébral
2.1 L’importance de l’horloge de 10 Hz
3. effets sur le comportement
4. influences sur l’ADN – potentiel de nuisance initiateur et promoteur de tumeurs
4.1 Influences sur l’ADN
4.2 Influences sur les (cellules) cancéreuses
5. effets sur l’activité cardiaque
6. mécanisme d’action du stress cellulaire oxydatif
6.1 Le WiFi entraîne des dommages cellulaires oxydatifs
6.2 Substances de protection des cellules
7. effets sur le cycle cellulaire
8. effets sur le foie
9. effets sur la thyroïde
10. effets sur l’expression des gènes
11. effets sur la membrane cellulaire
12. effets sur les bactéries
13. effets sur les plantes
14. études qui n’ont pas trouvé d’effets
15. discussion et conclusions
Annexe : tableau, littérature, registre

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